Selon les informations que nous disposons à l’heure actuelle sur la mort de Quentin, un militant néonazi, les éléments permettent de contredire le discours dominant. En effet, il participait, comme l’a montré Contre-Attaque à une descente en marge d’une action du groupe Némésis, un groupe de femmes profondément ancré le patriarcat et la violence.
Le narratif utilisé par les médias dominants se fonde sur le récit sans contradiction et de remise en question. Il est fondé sur un portrait positif alors que Quentin Deranque se retrouvait au sein de la mouvance néo-nazie française et a participé à la marche à l’initiative du C9M.
Cela faisait depuis plus de 30 ans que l’extrême-droite attend son martyr. Maintenant, c’est chose rendue.
Le parquet a ouvert une enquête sur ce sujet afin de faire toute la lumière et établir une vérité au sens du droit, mais qui peut être différente dans sa réalisation. Toutefois, une enquête à charge contre le mouvement antifasciste que l’extrême-droite tente de faire interdire permet également d’avancer que le GALE (Groupe Antifasciste Lyon et Environs) avait déjà été dissous alors que nombreuses organisations rôdent dans Lyon.
il y a eu une manifestation pour rendre hommage à Quentin, mais le son se retrouvait plutôt dans une sorte de meeting nationaliste au cri de « LFI assassin » alors qu’elle n’est pas impliquée de près comme de loin. Ce discours a été longtemps rôdé par les tenants d’un régime au pouvoir.
La séquence parfois lunaire a permis d’effacer l’assassinat raciste, dont a été victime Ismaël Aali en janvier 2026 à Lyon. Dans ce sens, les politiciens auraient dû se lever, mais sont restés assis dans le fauteuil confortable. Cette indignation à géométrie variable permet en réalité de créer une surexposition de certains faits divers qui sont plus importants que d’autre, et que les vies n’ont pas la même valeur selon le gouvernement, et l’ensemble des partis d’extrême-droite.
Le pays bascule, non plus vers un autoritarisme qui est déjà assumé par les macronistes, mais bien au-delà. Quand l’Égyptien Jean Messiha appelle à l’extermination des personnes ayant une pensée contradictoire avec lui, cela permet de voir que l’on n’a pas pris les escaliers, mais un ascenseur avec des rhétoriques génocidaires totalement assumées.
Et pour le reste, il semble considérable que nous attendons une enquête impartiale, mais avec le syndicat Alliance qui noyaute cette corporation, nul doute que le but ne sera pas de chercher la vérité, mais de forcer à des aveux comme sous les régimes autoritaires.