Les contrats sont signés à la suite des autres, notamment par Open AI et Anthropic vis-à-vis d’entreprises nécessaires à la construction de datacenters. En France, il existe également le Mistral, mais cela reste des IA agentique.

Ainsi, des sociétés comme Nvidia ou encore Microsoft voient leur valeur gonfler dans le cadre d’une spéculation importante. Cela représente pour l’entreprise de cartes graphiques de 1000 Mds de dollars. Il s’agit de rentrer dans un club particulièrement fermé.

L’entreprise vent la gamme 4000 ou 5000 avec ou sans puce liée à l’intelligence artificielle comme la puce H200 à plus. Or, une saturation se crée inexorablement, spécifiquement sur la pénurie de RAM (mais aussi les HDD et bien d’autres composants) par la course à l’or que représentent ces technologies. Nvidia se retrouve à être le fournisseur de pelles pour creuser. L’offre s’est adaptée à la demande importante en priorisant le marché des datacenters au mépris des particuliers a fait bondir le prix de ces dernières, en particulier sur les DDR5. Les pénuries pourraient durer jusqu’en 2027 à 2029.

On le sait particulièrement chez Radio Progrès, puisque nous avons eu recours à la création d’un HomeLab et nous sommes justement bloqués sur la problématique de l’augmentation du prix des HDD de plus de 100%. Si cela n’impacte pas nos services et notre webradio. Cela laisse songeur sur le développement des petites structures face aux besoins de l’IA. Les prix dans les datacenters classiques risquent à termes d’augmenter. Nous ne sommes pas concernés, mais ça fait réfléchir tout de même.

Certains y voient une nouvelle révolution industrielle, mais il existe différentes technologies liées à l’Intelligence Artificielle qui ne représente pas toutes des formes génératives. Nous le savons aujourd’hui que la technologie ne crée pas de richesses plus que cela, et cela rentre dans le cadre d’une problématique sur la question des profits. En effet, si elle détruit des emplois par l’automatisation de certaines tâches répétitives, elle ne crée par autant d’emplois dans ce secteur pour palier à l’idée d’une création destructrice comme le disait Joseph Schumpeter. Or, les emplois détruits ne sont plus remplacés par l’être humain, mais simplement détruit ce qui implique des vagues de licenciement important dans de nombreuses entreprises technologiques qui utilisent cette idée pour réduire leur masse salariale.

Nous sommes d’une certaine manière dans l’idée que Karl Marx se faisait de l’économie à travers une baisse tendancielle du taux de profit et que le capitalisme finit par se mordre la queue dans le cadre d’une crise de la surproduction. Ainsi, le fait de produire toujours plus afin de maximiser les profits et non pas de maximiser les besoins de la population arrivera à un stade dans lequel les entreprises technologiques de l’IA auront créé tellement de chômage sans modèle alternatif que les chômeurs ne pourront plus consommer et cela créera à termes une baisse de la consommation globale et va générer une énième crise. D’autant que nous sommes sur une crise liée à une révolution industrielle.

Il s’est créé également un paradoxe pour les entreprises qui ont réalisé une réduction de la masse salariale face à l’arrivée de l’IA, l’IA augmente en réalité la masse salariale à termes puisqu’il faut contrôler ce qu’affirme l’IA et cela pose un véritable problème de fond sur l’origine même d’implanter ou pas cette technologie.

Une bulle se crée entre la différence des bénéfices réels et la valorisation des entreprises. Cela commence à se dégonfler où plusieurs centaines de Mds ont déjà été perdus dans le cadre d’un réajustement des marchés.

Enfin, l’entreprise Open AI a multiplié les différents contrats et a réalisé un contrat important avec l’ICE et cela soulève des questions de fond sur l’éthique de l’entreprise. En effet, la collaboration met à mal une problématique pour rendre rentable cette dernière puisqu’un départ important d’utilisateur se réalise comme il y a eu « QuitX », il y a « QuitGPT ». L’entreprise pourrait perdre de nombreux abonnés. Les comptes de l’entreprise sont situés dans le rouge jusqu’en 2029 avant de penser à des profits.