Pourtant, les libéraux-conservateurs continuent de nous servir des euphémismes ou de se réfugier dans une posture qui n’est pas tant le déni ce qui impliquerait une ignorance que la négation délibérée de la science. On sait très bien que les grands moyens y sont consacrés : réseaux sociaux, médias, tous supports confondus.

Ainsi, les réseaux de Vincent Bolloré et du bloc néolibéral normalisent ce discours, le rendant acceptable, voire ordinaire. Dans une société pétrolière comme l’a dépeinte Upton Sinclair dans son roman « Pétrole ! », on sait depuis les années 1960 que l’industrie pétrolière était déjà informée du réchauffement climatique. Ce n’est donc pas un phénomène nouveau : il est largement documenté et fait l’objet d’un consensus scientifique absolu. Que des personnalités comme Donald Trump cherchent à museler la science, ils ne pourront jamais produire un seul fait contredisant ce consensus, quand bien même, ils supprimeraient des articles de revues, des financements ou des programmes de recherche.

L’extrême droite s’inscrit dans une logique où la réalité devient alternative et où les post-vérités s’enracinent profondément. La planète devient de plus en plus difficilement vivable. Les libéraux-conservateurs ont préféré sacrifier les plus précaires, abandonnés dans leurs passoires thermiques, pour mieux orienter les aides vers les entreprises perpétuant ainsi ce transfert du public vers le privé au profit des grands groupes.

La transition écologique est devenue une nécessité urgente, mais elle est reléguée au second plan au nom de l’austérité. Or les coûts induits par le réchauffement climatique s’avèrent largement supérieurs aux économies réalisées à la petite semaine des économies qui, de surcroît, pèsent sur l’ensemble de la population.

Depuis leurs plateaux climatisés, certains tiennent des propos choquants et dégradants, allant jusqu’à banaliser des maltraitances liées à un événement sans précédent dans l’histoire des relevés météorologiques, qui remontent parfois à plus d’un siècle. Ils avancent des affirmations qui n’ont aucun fondement. D’une certaine manière, nous sommes face à un mensonge permanent qui relève clairement d’une logique fascisante. Car ce qui est en jeu, ce n’est pas tant la fausseté isolée de chaque affirmation que la répétition obstinée d’énormités qui confondent allègrement climat et météo.