Ce printemps, la canicule reste en dehors de la saison et ce fait est inédit. On en a déjà parlé précédemment, mais les corps commencent d’une certaine manière à souffrir tout comme la nature, mais aussi les animaux.

En pensant dans le cadre individualiste, c’est-à-dire ses intérêts avant les intérêts collectifs, une partie de la société a oublié que nous vivons ensemble et que le néolibéralisme tel qu’il a été conçu en philosophie via l’individualisme méthodologique ne résiste pas aux conséquences de ces dernières. Cette approche issue d’Hobbes s’enracine dans une forme de défaitisme du collectif. Pourtant, Hobbes vivait à une époque où les conditions n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui tout comme les contraintes.

Le libéralisme a laissé place au néolibéralisme, mais les conséquences s’avèrent dramatiques. Ce n’est pas simplement une question individuelle, mais cela va demander une bifurcation radicale du modèle économique. D’une certaine manière, le capitalisme démontre son inefficacité sociale et à prendre en compte l’intérêt collectif. La somme des individus est censée faire la société selon cette approche. Cependant, les intérêts contradictoires se retrouvent au cœur de cette dimension ce qui fait que les individus ne sont pas égaux et nous pouvons arriver à une somme nulle, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de société, c’est exactement ce que démontrait Margaret Thatcher en affirmant que « la société ça n’existe pas ».

Le mouvement vers l’augmentation du cloud afin de faire briller l’Intelligence artificielle pose également des problèmes au niveau de ce même réchauffement et certains dystopistes pensent qu’il faudrait mieux créer un cloud non pas sur terre, mais dans l’espace dans le but d’avoir une énergie toujours disponible massivement : le soleil via des panneaux solaires. Si sur notre radio, nous utilisons effectivement de l’IAG pour des questions précises (on pourra se passer aussi de l’IAG quand elle n’existera plus), il semble par ailleurs que l’IA arrivera sur un effondrement d’elle-même sur le plan financier (pas de rentabilité en vue) et des limites planétaires.

Cependant, ce techno-féodalisme questionne sur la question d’Internet et de son approche. En effet, l’idée de créer une décentralisation demeure nécessaire à bien des égards avec une neutralité. Les nouveaux seigneurs ne viennent pas d’une noblesse, mais des technologies dans une forme de « Boys Club » technologique. Pour y remédier, il faudra certainement arriver à démanteler ces grands groupes (GAFAM+) et remettre en place la science (avec ses différents courants) au-dessus de ces personnes.

Néanmoins, nous assistons à une forme de structuration vers le Minitel 2.0 et ce n’est pas anecdotique. Internet se retrouve de dévoyer à un objectif qui n’a jamais été l’objectif de ce dernier. Dans notre structure, nous n’utilisons pas le Cloud. En effet, loin de la dystopie de nombreuses personnes, nous sommes dans une dimension historique de ce qu’est Internet : la décentralisation et l’autonomie numérique. Cela veut dire que Radio Progrès possède sa propre infrastructure (pour faire tourner sa radio) avec ses contraintes et ses impasses, mais cela permet d’une certaine manière de faire vivre Internet et d’être un acteur d’Internet.

Chez nous, on pense que chacun devrait avoir un serveur chez soi et des outils pour recréer une décentralisation et faire face aux seigneurs de la « Big Tech » qui soutiennent notamment Donald Trump avec sa pensée arriérées.

On a réussit à un moment donné à livrer chaque un minitel dans chaque maison, on est capable de faire venir un serveur avec des compréhensions simples et du prêt à l’emploi. Soyons le datacenter et ne laissons pas la « big tech » nous prendre nos vies.