Dans un maccarthysme virulent, le fond ressort et se comprend mieux, ce sont les mêmes qui osent bâtir des murailles contre la République. Ce sont les mêmes qui ont voté la loi sur le séparatisme censé défendre la République alors que le poison est distillé par ces personnes. La République se retrouve progressivement démantelée. Ils se disent arrivés avec le Bonnet phrygien, mais sont en train d’embastiller Marianne en reconstruisant la Bastille.

Parler de République en 2026 n’a jamais été autant nécessaire, car si la République peut paraître abstraite et parfois lointaine appartenant à une certaine classe sociale, elle se retrouve sous nos yeux, à savoir un bien commun et des règles fondamentales. Lorsque Bally Bagayako a été harcelé et lynché sur les réseaux sociaux comme sur les plateaux de télévision en raison de sa couleur de peau et de son appartenance politique, il s’agissait de refaire sortir pour beaucoup de personnes une nostalgie du colonialisme et d’une façon plus lointaine de la fois où l’extrême-droite était au pouvoir durant la Seconde Guerre mondiale.

Certaines chaînes de propagande liées à un agenda de différents milliardaires n’ont pas hésité à franchir un cap. Bally Bagayako s’est retrouvé déshumanisé et lynché dans une décomplexion importante la plus totale. Pendant ce temps-là, le gouvernement avait fait un choix, une non-prise de position qui s’inscrit dans ce que défend en réalité la galaxie centriste depuis 2017. Souvent, la « France Insoumise » est considéré par ceux qui financent le terrorisme (centristes, néoconservatrices et néonazis) comme un parti communautariste devant les différents médias à fortes audiences pour laisser glisser des « faits alternatifs » et une « post-vérité ». Ce qui dérange cette mouvance ou ce triumvirat repose simplement en un mot : la République, sa devise et ses valeurs.

Dans l’Histoire, les récits romanesques s’inscrivent généralement sur une projection fantasmée et des approches qui n’ont plus lieu d’être. Toutefois, il apparaît qu’il existe deux France : la France du présent et Républicaine, la France du passé avec son approche antirépublicaine sous couvert de République. On l’entend la rhétorique de la victoire des néolibéraux aux élections présidentielles pour mieux protéger le Patronat blanc et les actionnaires à travers un « pacte racial » aux antipodes de la République.

L’antiracisme reste un élément fondateur et dire que le « racisme » ne correspond à la réalité reste un véritable marqueur pour les conservateurs et les néolibéraux de tout bord. Cette France fraternelle existe et il s’agit d’un rappel pour ceux qui doutent tous les jours de son existence.