Chargement…

Y aura-t-il un budget en 2026 pour la France ?

Le budget permet de faire vivre une partie de l’État afin d’établir une prévision sur la question des dépenses et recettes.

La dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron a la suite des élections européennes se traduisait par un pompier pyromane. En effet, la gauche était arrivée avec une majorité relative et les normes constitutionnelles avait été bafouée dans un feuilleton d’un mépris populaire important. Au lieu de l’esprit de la Constitution, une lecture légaliste a permis de nommer François Bayrou au poste de premier ministre alors que le MODEM ne disposait uniquement de quelques sièges. Rattrapées par un scandale mêlant l’Église catholique et l’enseignement privés dans le scandale Betharam, il avait poursuivi son siège. Il avait été mis à la porte par une tentative de passer le vote de confiance du Parlement. 

Les conservateurs ont mis progressivement un cordon sanitaire dans le concept du maccarthysme au profit des pires idéologies. Les centristes peuvent se pavaner de refuser le trumpisme de l’autre côté de l’Atlantique, mais se résume à faire exactement la même chose ici avec un degré moindre. En effet, la Cinquième République issue d’une crise politique liée à la guerre d’Algérie avait été calquée par le Général de Gaulle de Weimar. Or, une Constitution de crise ne peut que créer des situations de crise en période de crise politique.

Le budget 2026 n’a pas été voté en 2025 conformément à la Constitution et une loi spéciale a été mise en place pour s’assurer de la continuité de l’État en attendant le vote des Parlementaires. Cela se retrouve par deux visions du monde où le bloc central tend à converger avec le bloc nationaliste sur la façon de dépenser les deniers publics, c’est-à-dire par une baisse des recettes qui implique une baisse de la dépense publique (mais qui reste stable). Le déficit public se creuse, car c’est mathématique. En effet, la baisse des recettes devait augmenter la croissance et une hausse des recettes, mais rien n’est venu.

L’Etat dépense près de 211 à 270 Mds d’euros pour les grandes entreprises via plus de 2000 aides différentes, mais les entrepreneurs ont dû mal à trouver des débouchés même quand leurs idées sont bonnes et restent peu aider contrairement aux actionnaires des grandes entreprises. Cette dualité se retrouve dans une vision abjecte où le MEDEF et la CGPME se dit aider les « entreprises », mais sont les premiers à couler ces dernières par des approches peu ambitieuses de faire tourner l’économie.

Le budget 2026 aura-t-il lieu en janvier ? La commission d’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale a rejeté le texte. Il existe effectivement des solutions pour faire adopter un texte sans qu’il soit voter comme nous l’a montré la loi Duplomb.